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March 31 D'où vient le 1er avril
Pourquoi le 1er avril et non le 15 février ou le 30 mai ?
Et la tradition d’épingler un poisson en papier dans le dos le 1er Avril me direz vous ? Pourquoi le choix du "poisson" Les journaux télévisés et les humoristes s’emparèrent de cette tradition ce qui donna des fausses informations. Voici quelques poissons d'avril sous forme de fausses informations de la télévision le 1er Avril : - L’annonce d’une vignette sur les possesseurs de cannes à pêche, 1 pêcheur montra sa Vignette; - Le 1er avril 1964, Francis Blanche, qui présentais exceptionnellement le JT, annonça qu’il y avait du pétrole sous l’arc de triomphe à Paris, - Quelques images du bal des scaphandriers, un scaphandrier plonge plusieurs fois pour se rendre à ce bal - Léon Zitrone ,dans une boucherie chevaline, présente les carcasses des chevaux qui ont perdus des courses; - Et enfin, l’annonce d’une loi interdisant de fumer dans les lieux publiques. Voici un poisson d'avril qui a fait rire beaucoup de monde. Mais quelques années plus tard, ce ne fut pas un poisson d’avril ! Quelques canulars célèbres de ces dernières années 1992 : une radio publique nationale américaine annonce que Richard Nixon est candidat à l'élection présidentielle. Son slogan de campagne : "Je n'ai fait de mal, je ne recommencerais pas ".
2000 : le quotidien sportif portugais "A bola" publie un article selon lequel l'UEFA a décidé de retirer l'organisation de l'Euro 2004 à son pays. Un traumatisme pour certains lecteurs…
March 30 Cadeau de mon amie Nathaly - Animalerie bleutésJ'adoooore les chevauxMon cheval gris est un beau nuage de pluie
Broutant au champs avec tout les autres chevaux Il me regarde fixement les yeux éblouis Par le soleil comme s'il regarde un flambeau . C'est le souffle court et le coeur en tempête Que je sens sur ma peau ta brise de douceur. D'un parfum délicat qui ravage et entête . Un grand vent dans l'esprit un ouragan dans le coeur Il est bien difficile de partir, tout quitter Dés lors de perdre un cheval que vous aimez . Mais pourquoi rester, si ce n'est que pour souffrir . Je vais vivre une nouvelle ère comme bon me semble Même si pour mon coeur il faut qu'on soit ensemble Je vais vivre dans l'ombre, et un beau jour mourir . Les rosesblanchesMarch 27 Voici une page dont le protagoniste serait Albert Einstein
Voici une page dont le protagoniste serait Albert Einstein :
Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ? et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe. Selon la loi de physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! Le Mal est simplement l'absence de Dieu en soi. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu en soi. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière. Le professeur s'est assis."
Le nom du jeune homme ? Albert Einstein.
N.B. Einstein a toujours été, paraît-il, un étudiant déstabilisant pour ses professeurs. Très tôt, ce créateur de la théorie de la Relativité, s'ingéniait astucieusement a en montrer déjà sa présence partout... C'est lui même qui a dit aussi : « Le hasard est le nom que prend Dieu s'il veut voyager incognito. Mais est-ce que Dieu ne serait pas un processus ? Dieu ne serait pas une personne, ni un endroit ni une chose. Dieu est / serait exactement ce que tu nous aurions toujours cru, sans le comprendre. Et si Dieu était simplement la réunion de chaque parcelle de l'Univers, y compris notre propre personne ?
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Un être humain fait partie d'un tout que nous appelons "l'Univers" ; il demeure limité dans l'espace et le temps. Il fait l'expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste - et à une affection, réservée à nos proches.
March 26 La plainteLa plainte
Ils étaient là à faire la queue attendant que le pauvre St Pierre débordé les reçoivent.
Source: Anonyme...www.lespasseurs.comMarch 24 Bon mardiNouvelle affaire de maltraitance de poneysAffaire signalée par mon ami Horse Free (Serge et Domi)
Pour voir la vidéo cliquez sur le lien
Une nouvelle affaire de manque de soins pour des animaux. Ca se passe dans le Pays de Bray, à Gaillefontaine. Une vingtaine de poneys sont quasiment laissés à l'abandon dans un pré ; plusieurs animaux sont morts. Une association, ainsi que la SPA, dénoncent depuis longtemps cette situation .
Pour plus d'infos : http://normandie.france3.fr March 23 Le pouvoir de la bénédiction
Le pouvoir de la bénédiction
Juste avant que Thomas Edison ne meure, on lui avait demandé : Mais que veut dire le mot Bénir ? Tout d’abord, le verbe Bénir signifie "dire du bien, vouloir le bien, Voici quelques-uns de ses bienfaits : — La bénédiction nous enlève tout le stress, tout le poids d’une situation. — La bénédiction génère en nous une grande paix, une force tranquille et une formidable énergie. — La bénédiction vient à bout de toutes les résistances, — La bénédiction multiplie les choses positives dans nos vies et nous permet de nous doter d’une plus grande solidité intérieure. — La bénédiction nous permet d’aider quelqu’un à distance, Dans quels domaines l’appliquer ? Sur les plans spirituel, mental, personnel, physique, Comment et quoi bénir ? Il s’agit tout simplement de répéter cette phrase : "Je bénis et j’harmonise" Bref, nous pouvons tout bénir, sans exception :
Source: Madeleen DuBois, auteure Le Pouvoir de la bénédiction...www.lespasseurs.comSaviez vous que....![]() Saviez-vous que...
Source: Lise Bourbeau...www.lespasseurs.comMarch 22 Scandale des fraises espagnoles![]() Fruits pourris
LA FRAISE COMME SYMBOLE DE LA FOLIE DES HOMMES Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Voici de quoi vous dégoûter à tout jamais...
D’ici la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises [1]. Enfin, si on peut appeler « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates... Si le seul problème posé par ces fruits étaient leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. A dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le Sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Donana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.
Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF-France s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu’ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de 6 000 hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver, pour avancer leur production. A l’automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs. Qui s’en soucie ? La plupart de producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l’hiver... Un écologiste de la région raconte l’explosion de maladies pulmonaires et d’affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale, et dont 80 % tirent plus d’eau qu’ils ne sont autorisés à le faire : en moyenne 4 500 m3 par hectare. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s’exiler ailleurs en Espagne, pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré des produits nocifs. La production et l’exportation de la fraise espagnole, l’essentiel étant vendu avant la fin de l’hiver et en avril, représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l’esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s’installer. Avant de venir de Chine, d’où sont déjà importées des pommes, encore plus traitées que les pommes françaises... Claude-Marie VADROT
Article paru dans : Politis n° 147, jeudi 12 avril 2007 Voir aussi, sur le même sujet :
Emmanuelle HellioStagiaire SOC-Confédération paysanne dans le cadre du programme européen agriculture paysanne et travailleurs migrants saisonniersDans le marché international agricole, l’Andalousie est la première zone exportatrice de produits maraîchers pour l’ensemble de l’Europe. L’immigration est considérée comme un des facteurs clé de la rentabilité du système. Intégrés dans une agriculture industrielle mondialisée, les agriculteurs recherchent, depuis le début des années 2000, l’intrant supplémentaire nécessaire à leur production, une main-d’oeuvre étrangère la plus flexible possible. Les exploitants importent des travailleurs pour exporter des fraises.
À l’ouest de la communauté autonome d’Andalousie, la province de Huelva s’est spécialisée depuis les années 80 dans la culture de la fraise. Aujourd’hui, plus de 7 000 hectares de serre sont cultivés sur d’anciennes pinèdes publiques. Le cycle de production commence à la fin de l’été par la stérilisation des sols au bromure de méthyle. En octobre, les fraisiers qui ont grandi dans le froid des pépinières de Castilla y León, sont transplantés à Huelva. Ils produisent dès la fin du mois de décembre et jusqu’en juin des fraises qui seront exportées dans toute l’Europe. Il s’agit d’une culture hydroponique, le sol des serres n’apporte aucun élément nutritif aux plants. Cette production intensive dépend donc des multinationales qui fournissent les plastiques, les engrais et les pesticides indispensables à ce mode de culture. Même les plants viennent d’ailleurs. La plupart des agriculteurs cultivent la fraise Camarosa, une variété créée par une université californienne et dont la plantation suppose de payer des royalties à hauteur de 1 800 euros par hectare et par an. Pour rester rentable malgré l’importance des coûts intermédiaires, la production de « l’or rouge » ne peut cependant se maintenir que si les agriculteurs disposent d’une main-d’oeuvre nombreuse, bon marché et disponible tout au long de la récolte. En 2000, les organisations patronales font le constat d’un manque de travailleurs. Les journaliers andalous qui récoltaient les fraises depuis les années 80 se détournent toujours davantage d’un des secteurs les plus précaires et les moins payés d’Espagne. Insensiblement, durant les années 90, ce sont des hommes originaires d’Afrique noire ou du Maghreb, issus d’une immigration spontanée qui les ont remplacés dans les champs. Malgré la présence de ces hommes et peut être dans le but d’éviter les risques d’emploi massif d’une main-d’oeuvre majoritairement illégale, les organisations patronales décident de faire venir temporairement de l’étranger les saisonniers dont ils ont besoin. Ils utilisent à cette fin une clause de la ley de extranjería, la loi espagnole sur l’entrée et le séjour des étrangers. Votée en 2000 [1], elle offre la possibilité aux employeurs qui ne trouvent pas localement les travailleurs dont ils ont besoin, de recruter des ressortissants de pays non communautaires, à la condition que ces étrangers se trouvent dans leur pays au moment de la signature du contrat. Acheminés jusqu’en Espagne pour le temps de la récolte, ils devront ensuite rentrer dans leur pays à la fin du contrat saisonnier. C’est la naissance de la contratación en origen qu’on traduira par « recrutement en origine ». Intégrés dans une agriculture industrielle mondialisée, les agriculteurs vont chercher l’intrant supplémentaire nécessaire à leur production : une main-d’oeuvre étrangère la plus flexible possible. Dans ce système agricole où l’immigration est considérée comme un des facteurs clé de la rentabilité, les exploitants importent des travailleurs pour exporter des fraises. En 2000, quelques organisations patronales mènent une première expérience pilote avec des travailleuses polonaises. Devant le succès de l’opération, toutes les coopératives, organisations et syndicats se tournent vers ce mode d’embauche et les chiffres des « recrutés en origine » vont augmenter chaque année de façon exponentielle : 1 200 en 2001, 12 000 en 2003, 24 000 en 2004 pour atteindre 35 000 en 2008. Selon la ley de extranjería modifiée en 2003, le recrutement doit être mené de préférence dans des pays ayant signé des accords de régulation des flux migratoires avec l’Espagne. À part cette contrainte légale, ce sont les organisations patronales qui choisissent les pays de recrutement. Elles se tournent vers « des pays ruraux, au PIB/ habitant faible » et qui connaissent un taux de chômage élevé afin d’assurer un différentiel de salaire important. Pendant ces huit années, les exploitants ont sélectionné des travailleurs en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et au Maroc. Cette année, un recrutement a également eu lieu en Ukraine bien que ce pays n’ait signé aucun accord de régulation des flux migratoires, et une expérience pilote a été menée au Sénégal. Chaque année, les organisations patronales estiment les besoins de main-d’oeuvre du secteur et chargent l’agence pour l’emploi des pays d’origine de mener une présélection. Elles se rendent ensuite elles-mêmes dans les pays pour finaliser le recrutement. À la recherche de ce qu’ils appellent le « profil adéquat à la fraise », les employeurs sélectionnent : – des femmes, parce qu’elles « génèrent moins de conflits, elles ont les mains plus délicates, elles sont plus travailleuses, et plus humbles » ; – avec une expérience dans l’agriculture ; – et ayant dans le pays des charges familiales et des enfants en bas âge, afin de s’assurer de leur motivation au travail et de leur retour au pays d’origine une fois la saison terminée. Bien que le recrutement se déroule dans tous les pays cités plus haut, les exploitants peuvent préciser aux organisations patronales la nationalité du travailleur désiré. On peut constater dans leurs discours une préférence pour les femmes des pays de l’Est par rapport aux africaines « qui n’ont pas la même culture, la même religion et ne savent pas parler espagnol […]. Le problème des travailleuses marocaines, c’est que quand je dois les répartir aux agriculteurs, ils n’en veulent pas. Des 350 de cette année, il m’en reste 50 sur les bras… et je dois encore placer toutes les Sénégalaises. » [2] Selon le représentant d’une des plus grandes coopératives du secteur, ces préférences nationales, qui virent parfois au préjugé ethnique (« Le travailleur marocain est plus polémique parce qu’il a d’autres coutumes, une autre culture, différente de la nôtre. Il lui coûte plus de cohabiter avec des races différentes de la sienne […] »), sont « légitimes » dans la mesure où, « dans une économie de marché, l’administration et les entreprises essayent d’amener les personnes les moins polémiques possible. » [3] Ces femmes participent à toutes les tâches de la campagne de fraises : récolte, emballage dans les entrepôts de conditionnement, arrachage des plastiques, épandage des pesticides, etc. Dans la mesure où ce sont les propres employeurs qui estiment les besoins en travailleurs du secteur et que, selon la convention collective, les travailleurs ne sont payés que les jours où ils travaillent, ils peuvent se permettre d’importer une main-d’oeuvre excédentaire qui sera disponible pour les pics de production mais travaillera peu de jours au début et à la fin de la saison. Sur certains contrats, on peut lire que « du fait du caractère discontinu de l’activité, le travail à réaliser dépend de l’état des récoltes, du degré de maturation, de la continuité des commandes et des intempéries (pluie, grêle, gelée, etc). Le travail ne sera pas continu même pendant la durée du contrat. Au contraire, la quantité de journées [travaillées] variera mensuellement en proportion du produit apte à être semé, traité ou récolté. Le travail effectif dépendra des circonstances citées. » Prenant acte du sous emploi de ces travailleuses (en moyenne quatorze jours par mois sur toute la saison), le gouvernement a introduit une « garantie d’activité continue » dans le dernier accord qui régule le contingent 2008. « Les offres d’emploi de caractère temporaire garantiront au travailleur recruté une activité continue pendant toute la durée de l’autorisation sollicitée » (dix-huit jours minimum par mois). Dans la pratique, ce seuil n’est pas contrôlé par les administrations et est donc peu respecté. En réalité, le « recrutement en origine » porte en lui la docilité du travailleur. Lorsqu’il obtient son contrat, l’étranger commence par signer un engagement de retour. Il se voit alors délivrer par la direction générale de l’immigration « une autorisation de résidence temporaire et de travail où seront indiqués le secteur géographique et le secteur d’activité autorisés ainsi que la durée de cette autorisation qui coïncidera avec la durée du contrat » [4], de trois à neuf mois. Cette dépendance du séjour de l’étranger au contrat de travail protège le système contre toute velléité de revendication ou d’organisation collective. Lorsqu’elle perd son emploi, une personne venue avec un « contrat en origine » perd aussi son droit au séjour. Ensuite, soit elle rentre dans son pays, soit elle devient une sans-papiers. De ce fait, les « recrutées en origine » sont totalement liées à leur employeur. Dans la majorité des cas, on ne leur paye pas leurs heures supplémentaires, ni les jours fériés. La dépendance est accentuée par le fait que la plupart de ces saisonnières sont logées au sein des exploitations souvent isolées des villages de plusieurs kilomètres alors même qu’elles ne disposent d’aucun moyen de transport. Dans les baraquements, on les regroupe par nationalité. Il arrive que certaines entreprises installent leur entrepôt de conditionnement au coeur même des serres. Le système des « contrats en origine » est le prototype même de l’utilitarisme migratoire en ce sens qu’il permet de disposer légalement de travailleurs aussi précaires que pourraient l’être des « sans-papiers ». Cependant, l’existence de ce réservoir de main-d’oeuvre légal ne signifie pas que les patrons n’emploient plus d’autres travailleurs étrangers. Il faut prendre garde à ne pas établir une frontière rigide entre les travailleurs légaux que sont les « recrutés en origine », et les « sans-papiers ». En réalité, un étranger ayant signé un « contrat en origine » est tout au long de son séjour en « sursis de clandestinité ». S’il décide de rester ou de travailler dans un autre secteur, il sera alors « illégalisé ». Selon les évaluations des employeurs, plus de 100 000 travailleurs agricoles participeraient chaque année à la campagne de fraises. En plus des « recrutés en origine », cette main-d’oeuvre est composée d’autres étrangers aux statuts administratifs divers : « sanspapiers », ressortissants communautaires de pays entrés récemment dans l’Union européenne comme les Polonais venus initialement avec des « contrats en origine » mais qui peuvent désormais circuler et travailler librement en Espagne, ressortissants communautaires de pays soumis à la période transitoire, principalement des Roumains et des Bulgares [5]. Les employeurs disposent donc d’une main-d’oeuvre nombreuse et diversifiée qui leur permet de faire jouer une concurrence statutaire afin d’intensifier les rythmes de travail ou de baisser les salaires. Ainsi des étrangers sans autorisation de séjour ou de travail seront disposés à accepter un jornal [6] inférieur aux trente-cinq euros de la convention collective. Certains employeurs mettent même en oeuvre une concurrence entre les différentes nationalités dont ils disposent dans leurs équipes de travail pour intensifier la productivité. Si, sur le terrain, on peut observer la coexistence des « contrats en origine » avec d’autres formes d’embauche de travailleurs étrangers, les institutions et les organisations patronales mettent toujours en avant le modèle du « recrutement en origine », présenté comme une migration légale et temporaire et, de ce fait, acceptable. Cependant, à trop se persuader du provisoire de ces déplacements, en invoquant constamment l’effectivité du retour des travailleurs dans leur pays d’origine, les promoteurs de la migration circulaire en arrivent à oublier que beaucoup de femmes restent en Espagne. Et lorsque certains en font le constat, ce n’est que pour déplorer les « 50 % de pertes de Marocaines » [7], les chiffres de « fugue » des Sénégalaises qui « se sont échappées », ou alors pour trouver les moyens de réduire ces « risques d’évasion ». Ce champ lexical de l’emprisonnement indique qu’aujourd’hui, l’enfer- mement des étrangers ne se limite pas à l’exclusion géographique du territoire européen, ou à la rétention dans des centres. Il comprend aussi l’enfermement dans des statuts administratifs vecteurs de servitude, qui permettent à des travailleurs de se trouver et de travailler en Europe sans pour autant avoir accès aux droits. Le 17 et 18 novembre 2007, au Portugal, se tenait la première réunion ministérielle euro-méditerranéenne sur les migrations. L’objectif de cette rencontre était de définir les futurs axes d’une politique migratoire dans l’espace euro-méditerranéen. Parmi les conclusions de la réunion, on note la volonté de « promouvoir les opportunités de migration légale dans la région, en prenant en compte les besoins des marchés du travail respectifs ». Les ministres se proposent d’ « analyser les possibilités de faciliter et de simplifier les procédures de migration légale pour les travailleurs demandeurs. Ces efforts se concentreraient sur les différentes catégories de travailleurs légaux et pourraient également inclure différentes formes de mobilité comme les migrations circulaires et temporaires. » Face à cette tendance européenne [8], il serait bon d’interroger la catégorie juridique des « saisonniers » et de dénoncer la logique migratoire actuelle de l’immigration choisie qui réduit les étrangers venant chez nous à leur compétence ou à leur force physique de travail sans qu’ils aient droit à l’installation. Une politique qui condamne des personnes à une existence partielle, réduite au temps et à la quantité de travail fournis, où les droits de l’homme n’existent pas.
[1] Pour une consommation française marchande annuelle de 130 000 tonnes. March 21 L'ordinateur et nous
March 20 Sidaction 2009![]() S'il semble un peu oublié, le sida est toujours responsable de 6.300contaminations annuelles, d'après les chiffres 2006 publiés parl'Institut national de veille sanitaire (Invs). Des contaminations quitouchent de plus en plus les femmes. Elles ne représentent que 20% descas de sida depuis le début de l'épidémie, mais la proportion de femmesdans les nouvelles contaminations atteint 42% aujourd'hui. Parmi cescontaminations, 48% sont liées à des rapports hétérosexuels. En France, on compte aujourd'hui 150.000 personnes séropositives. Dansle monde, 33,2 millions de personnes vivent avec le virus du sida, dont70% en Afrique subsaharienne, selon les données de l'Onusida. 40% desséropositifs sont des femmes. cette année la journée mondiale contre le Sida est toujours le 1décembre, en revanche ,le grand rendez-vous annuel de la lutte contrele sida se déroulera du 19 au 29 mars pour ceux que ça interesse , l'association a besoin de bénovoles: http://www.sidaction.org/e..wb_pages/d/documents_appel.._offres_associatif_2009.ph..p ![]() March 19 Je viens juste te dire |
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