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    March 31

    Pour tous

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    Coucou

    Pas le temps de vous mettre des coms aujourd'hui,

     mais j'espère vous avoir tous remerciés

    pour vos visites de ce dernier jour.

    Gros bisous alors à demain

     

    Bizzzzz   Irma

    March 29

    Tableau analytique du cocuage ( III)

     
     
    TABLEAU ANALYTIQUE DU COCUAGE III

    Nº 51. Cocu loup-garou est celui qui fait de sa maison une citadelle inexpugnable, fait la garde plus sévèrement qu’un eunuque noir autour des odalisques, et brutalise non seulement les galants, mais de peur de les manquer, les gens étrangers au débat. Mais aucune forteresse n’est imprenable, disait le père d’Alexandre, pourvu qu’un mulet chargé d’or puisse y monter : de même un galant, muni d’une bonne bourse, parvient à endormir quelque sentinelle et pénètre dans la forteresse du loup-garou.

    Nº 52. Cocu pédagogue ou précepteur est celui que Molière a peint dans ses deux pièces de l’Ecole des femmes et de l’Ecole des maris. C’est le barbon qui forme un jeune tendron, une Agnès destinée à partager sa couche, mais un autre vient après lui donner des leçons mieux écoutées. On voit dans cette classe beaucoup de philosophes qui ont la coutume de courtiser la mère, pour épouser la fille qu’ils croient incorruptible parce qu’ils l’ont formée selon la méthode des perceptions d’intuition de sensation ; mais un autre vient leur prêcher une théorie de sensations moins savamment analysées et pourtant plus intelligibles au beau sexe.

    Nº 53. Cocu vétilleux ou avorton est celui qui, sur quelques soupçons, entrevoit dans l’avenir ce qui n’est plus à venir : l’événement des cornes. Il argumente sa femme sur certaines apparences dont le public pourrait gloser ; elle lui donne les réponses les plus rassurantes, mais il persiste, il représente le danger de scandale et des caquets ; il argue de là pour placer à tout propos ses bons avis que la dame ne manque pas d’accueillir pour lui tenir l’esprit en repos et le front bien garni.

    Nº 54. Cocu philanthrope ou fraternel est celui qui considère les hommes comme une famille de frères entre qui tous les biens doivent être communs ; car il nourrit débonnairement une troupe d’enfants qui, sous son nom, appartiennent à ses voisins et concitoyens, des enfants dont le public nomme les différents pères ; leurs noms sont d’ailleurs écrits sur les visages des enfants. Cela n’empêche pas qu’il leur porte à tous un égal amour, vrai modèle de la philanthropie, de la fraternité, de l’égalité et des vertus républicaines.

    Nº 55. Cocu à prétention ou avantageux suffisant, est celui qui croit sa femme tellement honorée de l’avoir pour mari qu’elle ne peut pas même songer à écouter les galants, dans lesquels il ne voit que des victimes indignes d’attention. Ils n’en font que mieux leur chemin ; la sécurité dans laquelle il vit le rend un mari commode, négligent sur la surveillance, et favorise tout à point le commerce secret du ménage.

    Nº 56. Cocu prédicant ou compatissant est un homme d’un bon naturel qui apporte à sa femme les secours de l’amitié, qui la console des travers du monde et des injustices et indiscrétions des galants, lui représente humblement l’avantage d’un retour à la morale, et nourrit l’espoir de la voir rentrer dans le sentier de la vertu dont il lui peint les doux charmes ; il obtient d’elle en paroles et promesses autant que les galants obtiennent de faveurs, et il finit par triompher, car la dame se rend à ses leçons du moment où l’âge éloigne d’elle tous les amants.

    Nº 57. Cocu cosmopolite ou hospitalier est celui dont la maison ressemble à une hôtellerie par la quantité de galants que sa femme y rassemble de tous les pays ; il a des copartageants et amis de toutes les nations qui trouvent chez lui bonne chère et bon accueil ; et il se sauve sur la quantité, parce qu’ils sont si nombreux que ses soupçons ne peuvent s’arrêter sur aucun.

    Nº 58. Cocu misanthrope est celui qui, en découvrant l’affaire, prend le monde en aversion, prétend que le siècle est perverti et que les moeurs dégénèrent. Tel est le Meinau de Kotzebue : c’est un visionnaire pitoyable dans ses jérémiades morales, et qui aurait dû ne pas se marier s’il répugnait si fort à partager le sort de tant d’honnêtes gens qui le valent bien.

    Nº 59. Cocu enragé, possédé ou maudit est le jaloux malade, qui cumule la disgrâce physique et morale, et que ses infirmités, comme la goutte ou paralysie, empêchent de satisfaire et surveiller une jeune femme dont les allures le désespèrent. Souffrant continuellement d’esprit et de corps et, importunant par ce double mal, il est sans contredit du nombre des possédés ou gens qui ont le diable au corps ; car le diable ne peut faire pis dans un corps humain que d’y loger à la fois la goutte et la jalousie.

    Nº 60. Cocu virtuose est celui qui, passionné pour quelque branche de science ou d’art, prend en affection tous les maîtres de l’art. S’il est mélomane, il suffit de lui jouer un air de cornemuse pour être de ses favoris et s’introduire auprès de sa femme, à qui il recommande chaudement les amateurs sous le rapport de l’art, tandis qu’elle les accueille sous des rapports un peu différents.

    Nº 61. Cocu délaissé est un homme désagréable qui a fait un mariage mal assorti et qui, après avoir ennuyé sa jolie femme, trouve un beau matin la cage vide, l’oiseau déniché et les sommations de divorce. Il devient le jouet du public, qui rit d’un événement auquel chacun s’attendait, excepté le vilain qui l’a provoqué par ses maladresses.

    Nº 62. Cocu à toutes sauces est celui qui cumule en foules toutes les dignités de l’ordre ; il a commencé par être en herbe, après quoi il figure nécessairement dans les sympathiques, les orthodoxes, les ensorcelés, puis les autres espèces risibles par la duperie, conservant toujours la sérénité inaltérable à travers toutes les vicissitudes. Et pour compléter l’oeuvre, il trouvera, s’il meurt à temps, une cour de Justice qui lui adjugera un posthume un an après sa mort, afin qu’il ne manque pas le dernier grade de l’ordre, qui est celui de cocu des deux mondes [Nº 49].

    Nº 63. Cocu d’urgence ou de sauvegarde est celui qu’un dérangement d’affaires ou un danger très grave oblige à fermer les yeux sur certaines fréquentations par lesquelles sa femme pare au péril le plus urgent, fait verser des fonds dans un commerce périclitant, dégage un immeuble menacé d’expropriation et rend maint autre service d’importance assez majeure pour que le tendre époux s’estime heureux de protéger les allures de sa chère moitié. On a vu dans les temps de Terreur beaucoup de cocus de cette espèce qui laissaient en paix manoeuvrer leurs femmes et devaient s’estimer fort heureux de sauver la tête aux dépens du front ; car il vaut mieux, dit le proverbe, sacrifier une fenêtre que de perdre toute la maison.

    Nº 64. Cocu escamoté est celui dont la femme devenue enceinte pendant son absence, fait un enfant furtivement à l’aide d’un voyage et d’un honnête médecin qui fabrique à point les maladies convenables pour différer le retour. Un tel cocu n’admet ni ne connaît l’enfant ; s’il l’admettait, il rentrerait dans la classe des philanthropes (Nº 54). Mais il échappe au danger principal : il évite l’enfant et ne garde que les cornes, moins coûteuses ;il devient cocu escamoté.

    Nº 65. Cocu prudot ou caméléon est celui qui se fâchera contre le tableau, dira que j’offense les moeurs, un tartufe, boursouflé de formules et sentences, hérissé d’anecdotes édifiantes, niant avec éclat les galanteries connues, rabâchant à tout propos sur les principes, feignant d’y croire pour les accréditer auprès de sa femme et des poursuivants. Dans ses conversations étudiées, il envisage la société comme si elle croyait aux simagrées morales dont on fait étalage et dont lui-même se moque. Il se persuade et veut persuader que le monde va changer son train de vie pour servir sa jalousie. Un tel cocu est la caricature du régénérateur (Nº 14) : ceux-ci, du moins, vont au but avec franchise, tandis que le cocu prudot est un hypocrite qui, dans ses philippiques sur l’oubli des principes, ne se croit pas plus lui-même qu’il n’est cru des autres, file doux devant celui qui l’outrage et mérite bien ce qui lui pousse au front. D’ordinaire un tel cocu est un sagouin qui, avec son fatras de morale, ne manque jamais de courtiser ses servantes et commettre des incongruités auxquelles répugneraient des libertins déclarés.

    Nº 66. Cocu judicieux ou de garantie est la fleur des cocus, fleur de race. C’est l’homme qui épouse une femme riche par compensation de libertés. La femme prend un mari pour imposer silence aux caquets, légitimer ses fantaisies, vaquer en liberté dans le monde galant, avec un pavillon qui couvre la marchandise. Le mari prend femme pour jouir de la liberté civile attachée à la fortune sans laquelle on n’est jamais qu’un esclave, à moins de vivre en ermite. L’un et l’autre connaissent les avantages respectifs du marché qu’ils ont conclu, et en remplissent honorablement toutes les conditions, savoir : liberté, égards, protection et amitié réciproques. C’est l’espèce de cocuage à laquelle j’aspirerais si je me mariais. Toute femme qui m’introduirait à ce titre dans la confrérie ferait une affaire excellente pour elle comme pour moi.

    Nº 67. Cocu de trébuchet ou cocu de finance est celui qui a compté sur une belle dot ou des chances de fortune, et qui est floué. D’ordinaire un tel mari est dédommagé par les amabilités de la pauvre femme qui, honteuse de la tricherie de ses parents, tâche de la réparer par ses bons procédés ; mais souvent le mari se pique au jeu, la délaisse, et la force pour ainsi dire à conter ses peines à un discret [ami].

    Nº 68. Cocu emplâtré est celui qui, après la noce, découvre quelque infirmité cachée dont on n’avait pas fait mention. Il se dépite et lâche sans façon sa nouvelle moitié. Il porte des plaintes amères ; on lui répond qu’il est bien dédommagé du côté du bon caractère et de l’alliance. Qu’il se contente ou non de la raison, il n’en tient pas moins la femme, qui, dédaignée par lui, trouve encore un galant, car chaque oiseau trouve quelque nid.

    Nº 69. Cocu de chronique ou récréatif est celui qui, par l’excès d’aveuglement de ses illusions et de ses duperies, fournitrégulièrement au public une pépinière de facéties, un pain quotidien pour les caquets ; il est le pivot de la chronique scandaleuse et se trouve encore le plus fortuné des amants, tant il est vrai qu’il y a une grâce pour les cocus comme pour les ivrognes.

    Nº 70. Cocu de miracle est celui dont la femme, après une longue stérilité, rencontre un plus adroit que son mari, et devient enceinte au grand étonnement de tout le monde. Elle l’attribue à quelque neuvaine, ou voeu à la bonne Vierge, ou bien à quelque voyage aux eaux, où elle aura trouvé des moyens prolifiques de plus d’une espèce. Entre-temps, chacun vient complimenter le mari sans lui dire tout ce qu’on en pense ; lui, de son côté, hésite comme saint Joseph et ne sait trop s’il faut rire ou se fâcher : « mon soulci ne se peut défaire » ; partant, il est cocu de miracle et son rejeton est enfant de bénédiction.

    Nº 71. Cocu de par la loi est celui dont la femme fait un enfant de contrebande évidente, comme un mulâtre, quarteron ou octavon. La tricherie est incontestable ; mais les formes ont été observées, et la loi adjuge au mari cet enfant, quoique hétérogène soit par sa couleur, soit par une physionomie qui tranche brusquement avec celle des autres enfants et peint trait pour trait quelque ami connu de madame. L’enfant n’en reste pas moins au mari. Selon le beau principe : « Is pater est quem nuptiæ demonstrant », principe qui est le palladium du cocuage.

    Nº 72. Cocu cramponné est celui qu’aucun affront, aucun outrage ne rebute ; quelque scandale qu’ait commis sa femme, il revient humblement la solliciter. On en a vu qui, trouvant la femme dénichée, enlevée, allait à la caserne la demander d’un ton lamentable à un militaire qu’il croyait le ravisseur. Il se trompait : le militaire n’était qu’un des galants, il ne s’était point chargé de la femme enlevée. Une telle femme délogerait vingt fois que vingt fois le cornard le reprendrait en versant des larmes de joie.

    Nº 73. Cocu bardot est celui que sa femme régit par la terreur, et qui a tort en tout ce qu’il a fait et en tout ce qu’il fera. Il tremble devant sa moitié qui le gourmande ; il prend Dieu et les hommes à témoins de son innocence, et ne saurait obtenir un moment de paix.

    Nº 74. Cocu par antidate ou de précession est celui dont la femme, ayant eu des inclinations avant le mariage, et voulant mener une conduite régulière, se borne à voir après le mariage ceux qu’elle a favorisés auparavant, sans y ajouter aucun nouvel amant. Elle ne croit pas manquer à la foi donnée, puisque c’est une continuation d’intimité et non une innovation. D’ailleurs, ces amants d’ancienne date se rendent utiles au ménage, et la femme, en les gardant, croit bien servir le mari. C’est surtout chez les femmes du peuple qu’on trouve une conscience fort commode pour ce genre de cocuage.

    Nº 75. Cocu préféré est le mari complaisant et aimable que sa femme préfère tout en se régalant de quelques passades ; elle trouve en lui gentillesse et protection contre les malins et la fortune pour lui procurer un bien-être. Dans ce cas elle revient toujours à lui, comme on voit certains maris revenir à leur femme quand elle le mérite, et dire en sortant de chez une maîtresse : « Il n’y a encore rien de plus beau que ma femme. » Ainsi disent aussi certaines femmes, qui reprennent souvent le mari après comparaison avec les amants, qui valent moins et n’ont d’autre mérite que la variété. Un ménage n’est jamais plus heureux que lorsque l’homme et la femme mènent ce genre de vie.

    Nº 76. Cocu de repos ou quiétiste est celui qui a une femme si laide que ni lui ni d’autres ne se doutent qu’elle ait pu trouver preneur : elle jouit d’autant plus paisiblement du galant qu’elle a trouvé soit par ses libéralités, soit par suite du caprice de quelques hommes passionnés pour les laides.


    Source Charles Fournier -

    www.lespasseurs.com


    Tableau analytique du cocuage (II)

         Tableau analytique du cocuage II

     

    Nº 26. Cocu grandiose ou impassible est celui qui ne s’affecte ni ne plaisante du cocuage qu’il entrevoit, et conserve un calme inaltérable sans descendre à aucune démarche qui porte au ridicule. Tels sont, dans la classe opulente, la plupart des époux mariés par intérêt ; — ou bien c’est celui qui ne prend femme que pour se prêter aux bizarreries de l’usage et pour avoir un héritier légal ; il ne cesse pour cela d’avoir ses maîtresses affichées, et vit avec madame en homme de bonne compagnie qui ne s’inquiète pas des tracas du ménage.

    Nº 27. Cocu déserteur ou scissionnaire est celui qui, ennuyé des amours du ménage, s’affiche pour renoncer à sa femme, et dit, lorsqu’il lui voit un amant : « Quand il en aura eu autant que moi, il en sera bien las. »

    Nº 28. Cocu de l’étrier ou prête-nom est un homme de paille à qui l’on donne de l’avancement sous la condition d’épouser la maîtresse d’un homme en place et adopter l’enfant. Un tel cocu épouse souvent la vache et le veau ; ses cornes lui mettent le pied à l’étrier, puisqu’elles lui valent un emploi, un avantage quelconque, etc.

    Nº 29. Cocu pouponné ou compensé est celui qui se doute de quelque chose, mais est si bien caressé, choyé et bichonné par sa femme, que ses soupçons comme ses reproches expirent lorsqu’elle lui passe la main sous le menton.

    Nº 30. Cocu ensorcelé ou à cataracte est celui qu’une femme sait fasciner et endormir au point qu’elle lui fait croire les choses les plus absurdes. Il est le seul à ignorer maintes fredaines qui sont la fable du public, et il verrait la belle en flagrant délit qu’il n’en croirait pas ses propres yeux. Elle lui persuade que les bruits de sa galanterie sont répandus par des soupirants éconduits ; il rit avec elle de leur prétendue disgrâce, et elle rit bien mieux avec eux de la crédulité du bonhomme.

    Nº 31. Cocu glaneur ou banal est celui qui vient humblement prendre part au gâteau, et courtise chaudement sa chère moitié pour obtenir d’elle ce qu’elle accorde à tant d’autres, après qui il vient modestement glaner.

    Nº 32. Cocu en tutelle est celui dont la femme « porte les culottes » et qui dans le monde a besoin d’être appuyé d’elle, ne peut pas voler de ses propres ailes. J’en ai vu un dire à une compagnie qui le mystifiait : « Ah ! si ma femme était ici, elle saurait bien vous répondre ! »

    Nº 33. Cocu révérencieux ou à procédés est un benêt qui ne se venge que par de bonnes raisons et sans déroger aux règles de la civilité. Un d’eux, trouvant un homme de qualité couché avec sa femme, lui dit : « C’est fort mal, monsieur, je n’aurais jamais cru cela d’un homme comme vous. » Assis dans un fauteuil, il débita quelques raisons de même force. Le galant, ennuyé de l’apostrophe, se lève en chemise et lui dit : « Monsieur, bien des pardons si je vous dérange, mais vous êtes assis sur ma culotte. » Le mari se lève et dit très poliment : « Ah ! monsieur, je ne la voyais pas, prenez votre culotte. » Puis il continua ses sages remontrances.

    Nº 34. Cocu mystique ou encafardé est celui qui, pour éviter le danger, entoure sa femme de prêtres et de saintes gens parmi lesquels il laisse se glisser quelque tartufe, quelque frappart qui lui en plante sur la tête pour la plus grande gloire de Dieu.

    Nº 35. Cocu orthodoxe ou endoctriné est le catéchumène du métier. C’est celui qui a la foi, qui croit aux principes et aux bonnes moeurs, pense avec les gens de bien que les libertins en disent plus qu’ils n’en font, qu’il reste plus d’honnêtes femmes qu’on ne pense, et qu’il ne faut pas croire si légèrement aux mauvais propos. Il a bien eu quelques soupçons, mais ayant été bien entouré, bien catéchisé, il est décidé à croire aux vrais principes du métier, et met toute son espérance dans le bon naturel de son épouse et l’influence de la morale.

    Nº 36. Cocu apostat ou transfuge est l’homme qui, après avoir été un modèle de raison, après avoir reconnu et publié que tout n’est que cornes en mariage, après avoir prémuni les autres contre le piège conjugal, finit par y donner tête baissée et tomber dans toutes les faiblesses qu’il signalait et dénonçait. Celui-là est un apostat du bon sens et un transfuge à la folie. Tel fut Molière qui, après avoir tant éclairé et désabusé la confrérie, finit par s’y enrôler très sottement et par reproduire tous les ridicules qu’il avait joués.

    Nº 37. Cocu mâté ou perplexe, concentré, est celui qui est réduit à ronger son frein en silence. Des convenances de famille ou d’intérêt l’obligent à filer doux, même avec sa femme et avec les amis qui connaissent sa position embarrassante ; il concentre son dépit sans aucun éclat et fait contre [mauvaise] fortune bon coeur.

    Nº 38. Cocu sordide est un harpagon qui ne veut pas fournir à la toilette de sa femme, l’oblige à écouter des offres généreuses, tire encore parti du galant qui entretient sa femme et se fait illusion sur cette intrigue par le double avantage qu’il y trouve.

    Nº 39. Cocu goujat ou crapuleux est un manant contre qui le public prend parti, qui soulève les esprits par le contraste de sa vilaine conduite avec le bon ton de sa femme. Chacun alors soutient la dame et dit : « Ce serait bien dommage qu’elle fût fidèle à un cochon de cette espèce. »

    Nº 40. Cocu déniaisé, ébahi est celui qui, croyant obstinément à la vertu de sa femme et figurant depuis longtemps dans les ensorcelés (Nº 30) ou les orthodoxes (Nº 35) est enfin désabusé par un coup d’éclat, comme une galanterie qu’elle lui donne. Ce cadeau, ou autre événement, lui fait ouvrir les yeux un peu tard, et il passe tristement au rang de déniaisé.

    Nº 41. Cocu récalcitrant est celui qui ne veut pas s’habituer à voir le galant, fait des esclandres, des remue-ménages ; on est obligé d’entremettre les parents, amis, voisins, qui lui persuadent que tout cela est sans conséquence, et l’on ne parvient encore à établir qu’une trêve, qu’une paix plâtrée.

    Nº 42. Cocu fulminant est celui qui entremet l’autorité de la Justice, soulève le public, cause un scandale affreux, menace de voies de fait et n’aboutit qu’à s’exposer à la risée, qu’il eût évitée en suivant le sage conseil de Sosie, qui dit aux amis d’Amphytrion : « Sur pareilles affaires, toujours le plus sage est de n’en rien dire. »

    Nº 43. Cocu trompette est celui qui va, d’un ton larmoyant, mettre le public dans sa confidence, disant : « Mais, monsieur, je les ai pris sur le fait. » A quoi on lui répond que c’était peut-être un badinage et qu’il ne faut pas se presser de croire le mal. Il ne continue pas moins à se dédommager en racontant l’outrage à tout venant, et volontiers il s’adjoindrait un trompette pour assembler plus de monde et soulever le public contre l’injustice de sa femme.

    Nº 44. Cocu disgracié est celui sur qui sa femme a pris un tel empire qu’elle ne veut pas même l’admettre et qu’il n’est reçu que rarement chez elle. Encore moins se montre-t-elle en public avec lui. C’était assez souvent le sort d’un roturier qui épousait une demoiselle noble. On voit aussi des barbons envoyer à une maîtresse l’argent, la pension convenue, sans obtenir d’être admis chez elle : ceux-là figurent dans les disgraciés.

    Nº 45. Cocu pot-au-feu est un mari d’espèce subalterne, que la femme fait vivre et qui se prête respectueusement à tout ce qui est nécessaire pour le bien du commerce amoureux. Cette espèce n’est pas des plus rares.

    Nº 46. Cocu cornard ou désespéré. C’est le George Dandin de Molière qui essuie toutes les tribulations imaginables et qui, dupé, ruiné, maltraité, outragé par sa femme, trouve dans le mariage un moyen d’aller droit au ciel, en faisant son purgatoire en ce monde.

    Nº 47. Cocu porte-bannière est un manant qui, allié à une jolie femme, provoque par sa crédulité, sa bêtise, sa laideur et son avarice les assauts des galants, et fait tombe une pluie de cornes sur sa tête. A son apparition, tout retentit du mot de cornes, et le public, en le citant à la tête des cocus, l’élève au rang de porte- bannière.

    Nº 48. Cocu porte-quenouille est celui qui veille aux soins du ménage pendant que la dame va se divertir. Il se charge des travaux réservés aux femmes, fait accueil et politesse aux chevaliers qui viennent prendre madame, et dispose tout en son absence pour lui rendre le ménage agréable au retour. Est-il à la promenade avec madame ? Elle marche en avant avec le galant, et il suit en portant le ridicule sur un bras et le carlin de l’autre, moins chargé encore sur les bras qu’il ne l’est sur le front.

    Nº 49. Cocu posthume ou des deux mondes est celui dont la femme fait des enfants dix à douze mois après son décès. La loi les lui adjuge quoiqu’il n’ait pas pu en être le père, et il se trouve par là cocu des deux mondes ou cocu en cette vie et en l’autre, puisqu’après lui avoir fait porter des cornes en cette vie, on lui en plante encore sur son cercueil. Cette espèce est opposée avec le cocu en herbe, l’un étant avant, l’autre après le mariage. Ils sont de plein droit appelés à ouvrir et fermer la marche de la procession. De ce nombre sont aussi compris ceux qui meurent avec un violent amour, et un crainte d’infidélité qui n’attend pas même leur mort pour [se] réaliser.

    Nº 50. Cocu de vocation ou de grâce ou cocu quiétiste est celui qui a de nature ce que l’orthodoxe (Nº 35), n’a que par acquit ; celui qui n’a jamais connu le soupçon ni les alarmes, qui, apportant en mariage une âme honnête et pure, en deux mots la grâce de l’état, trouve dans la carrière du cocuage tous les biens que la fameuse Constitution promettait aux Français, la paix, l’union, la concorde, suivies du calme et de la tranquillité ; c’est la meilleure pâte d’homme qu’il y ait dans toute la confrérie.

    Nº 51. Cocu loup-garou est celui qui fait de sa maison une citadelle inexpugnable, fait la garde plus sévèrement qu’un eunuque noir autour des odalisques, et brutalise non seulement les galants, mais de peur de les manquer, les gens étrangers au débat. Mais aucune

    Tbleau nalytique du cocuage (I)

    Tableau analytique du cocuage

     

    Nº 1. Cocu en herbe ou anticipé est celui dont la femme a eu des intrigues amoureuses avant le sacrement et n’apporte pas à l’époux sa virginité, « et ne l’être qu’en herbe est pour lui peu de chose », dit Molière. — Nota : Ne sont pas réputés en herbe ceux qui ont connaissance des amours antérieures et trouvent malgré cela leur convenance à épouser ; ainsi celui qui s’allie à une veuve, non plus que celui qui connaît les galanteries antérieures de sa femme et s’en accommode.

    Nº 2. Cocu présomptif est celui qui, longtemps avant le mariage, redoute le sort commun, se met l’esprit à la torture pour y échapper, et souffre le mal avant de l’éprouver réellement. Chacun entrevoit que ses défiances ne serviront qu’à l’égarer dans le choix d’une épouse et accélérer, par excès de précaution, l’événement qu’il redoute.

    Nº 3. Cocu imaginaire est celui qui ne l’est pas encore et se désole en croyant l’être. Celui-là, comme le présomptif, souffre du mal imaginaire avant le mal réel.

    Nº 4. Cocu martial ou fanfaron est celui qui, par d’effrayantes menaces contre les galants, croit s’être mis à l’abri de leurs entreprises, et porte néanmoins la coiffure tout en se flattant d’y échapper par la terreur qu’il répand ostensiblement. Il est pour l’ordinaire cocufié par un de ceux qui applaudissent à ses rodomontades et lui assurent qu’il est le seul qui sache veiller sur son ménage.

    Nº 5. Cocu argus ou cauteleux est un fin matois qui, connaissant toutes les ruses d’amour et flairant de loin les galants, fait de savantes dispositions pour les mettre en défaut. Il remporte sur eux des avantages signalés, mais, comme le plus habile général éprouve à la fin des revers, celui-ci est à la fin soumis à la commune destinée. Au moins s’il est cocu, il ne l’est guère.

    Nº 6. Cocu goguenard est celui qui plaisante sur les confrères et les donne pour des imbéciles qui méritent bien ce qui leur arrive. Ceux qui l’entendent se regardent en souriant et lui appliquent tacitement le verset de l’Evangile : « Tu vois une paille dans l’oeil du voisin, tu ne vois pas une poutre dans le tien. »

    Nº 7. Cocu pur et simple est un jaloux honorable qui ignore sa disgrâce, et ne prête point à la plaisanterie par des jactances ni par des mesures maladroites contre l’épouse et les poursuivants. C’est de toutes les espèces de cocus la plus louable.

    Nº 8. Cocu fataliste ou résigné est celui qui, dépourvu de moyens personnels pour fixer son épouse, se résigne à ce qu’il plaira à Dieu d’ordonner et se retranche sur la justice et le devoir, en observant que sa femme serait bien coupable si elle le trompait ; c’est à quoi elle ne manque pas.

    Nº 9. Cocu condamné ou désigné est celui qui, affligé de difformités ou infirmités, se hasarde à prendre une belle femme. Le public, choqué d’un tel contraste le condamne d’une voix unanime à porter la coiffure, et l’arrêt du public n’est que trop bien exécuté.

    Nº 10. Cocu irréprochable ou victime est celui qui, joignant les prévenances aux avantages physiques et moraux, et méritant sous tous les rapports une épouse honnête, est pourtant trompé par une coquette, et emporte les suffrages du public qui le déclare digne d’un meilleur sort.

    Nº 11. Cocu de prescription est celui qui fait des absences, de longs voyages pendant lesquels la nature parle aux sens d’une épouse qui, après une longue défense, est enfin forcée par la longue durée des privations à accepter les secours d’un charitable voisin.

    Nº 12. Cocu absorbé est celui que le torrent des affaires éloigne sans cesse de l’épouse à laquelle il ne peut donner aucuns soins ; il est forcé de fermer les yeux sur ceux que rend un discret ami de la maison.

    Nº 13. Cocu de santé est celui qui, par ordonnance de la Faculté, s’abstient de l’oeuvre de chair. Sa femme pense qu’elle ne peut moins faire que de recourir à des suppléants, sans que l’époux ait le droit de s’en offenser.

    Nº 14. Cocu régénérateur ou conservateur est celui qui prend en main les intérêts de la communauté, surveille les ménages des confrères et les avertit des dangers que leur honneur peut courir. Entre-temps, il ne voit pas ce qui se passe dans son ménage et ferait mieux de faire sentinelle pour son propre compte, et prendre garde à ce qui pousse sur son front.

    Nº 15. Cocu propagandiste est celui qui va chantant les douceurs du ménage, excitant chacun à prendre femme et gémissant sur le malheur de ceux qui différent à jouir comme lui... et de quoi ? du cocuage. A qui conte-t-il ses apologies du mariage ? C’est fort souvent à celui qui lui en fait porter.

    Nº 16. Cocu sympathique est celui qui s’attache aux amants de sa femme, en fait ses amis intimes. On en voit qui, lorsque la dame est de mauvaise humeur et brouillée avec son amant, vont le trouver et lui dire : « On ne vous voit plus, nous sommes tout tristes ; je ne sais ce qu’a notre femme, venez donc un peu nous voir, cela la dissipera. »

    Nº 17. Cocu tolérant ou débonnaire est celui qui, voyant un amant installé chez lui, se comporte en galant homme qui veut faire les honneurs de sa maison, se borne avec la dame à des remontrances secrètes, et traite l’amant comme les autres, avec cette parfaite égalité que recommande la philosophie.

    Nº 18. Cocu réciproque est celui qui rend la pareille, et qui ferme les yeux parce qu’il se dédommage sur la femme ou parente de celui qui lui en fait porter. C’est prêté rendu ;on se tait en pareil cas.

    Nº 19. Cocu auxiliaire ou coadjuteur est celui qui paraît peu dans le ménage, et ne s’y montre que pour répandre la joie, reprocher aux amoureux transis de sa femme qu’ils ne rient pas, qu’ils ne boivent pas, les excite, sans s’en douter, à oublier leurs disputes et vivre en bons républicains entre qui tout est commun. Celui-là aide le commerce ; les cornes sont pour lui des sentiers de roses.

    Nº 20. Cocu accélérant ou précipitant est celui qui travaille à devancer l’époque, s’empresse de produire sa jeune femme, l’abonner au spectacle, et l’encourager à choyer les amis et vivre avec les vivants. Celui-là est comparable aux balles qu’on remet au roulage accéléré et qui arrivent plus tôt au but.

    Nº 21. Cocu traitable ou bénin est celui qui entend raison et à qui les poursuivants font comprendre qu’un mari doit faire quelques sacrifices pour la paix du ménage, et permettre à madame des délassements sans conséquence pour une femme qui a des principes ; on lui persuade que les principes doivent préserver de toute séduction et il se laisse convaincre.

    Nº 22. Cocu optimiste ou bon vivant est celui qui voit tout en beau, s’amuse des intrigues de sa femme, boit à la santé des cocus et trouve à s’égayer là où d’autres s’arrachent des poignées de cheveux. N’est-il pas le plus sage ?

    Nº 23. Cocu converti ou ravisé est celui qui d’abord a fait vacarme et s’est habitué avec peine à la coiffure, mais qui est revenu à la raison et finit par plaisanter de la chose et se consoler avec les autres.

    Nº 24. Cocu fédéral ou coalisé est celui qui, voyant l’affaire inévitable, veut bien admettre  un amant, mais de son choix ; puis on les voit coalisés comme Pitt et Cobourg pour cerner la femme et écarter de concert les poursuivants.

    Nº 25. Cocu transcendant ou de haute volée est le plus habile homme de toute la confrérie. Aussi est-il placé au centre. C’est celui qui, épousant une très belle femme, la produit avec éclat, mais sans la prodiguer, et qui, lorsqu’elle a excité la convoitise générale, la cède pour un coup de haute fortune, comme une grande place, une forte commandite, après quoi il peut faire trophée du cocuage et dire : « Ne l’est pas qui veut à ce prix-là. Soyez-le comme moi et vous ferez les bons plaisants. »

    March 28

    Je ne sais pas si j'aurais le temps

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      Je ne sais pas si j'aurais le temps de vous répondre à tous aujourd'hui mais merci à tou pour vos coms et cadeaux.

     

    BisouGros bisoux à demain Bisou

    Irma

    March 27

    UN LIEN MAGNIFIQUE A VOIR ABSOLUMENT

    Billet pris chez mon amie Annie  www.einna.spaces.live.com

    UN LIEN MAGNIFIQUE A VOIR ABSOLUMENT
    TROP BEAU POUR NE PAS ETRE PARTAGE
    Et bougez votre souris LENTEMENT !
    C'est reposant, ça fait du bien...
    Le requin va suivre votre souris.
    On peut changer le fond de l'écran à volonté en cliquant sur les images à droite de l'écran.
    D'autres possibilité de poissons sur les images à gauche de l'écran.
    Amusez-vous bien !

    Expressions familières concernant le chat


    Une chatte n'y retrouverait pas ses petits

    Se dit d'un lieu en désordre,

    (exemple : une chambre d'adolescent...)

    Mettre un bout au chat
    (argot : enlever un morceau et le jeter,
    se dit notamment d'une ablation chirurgicale)

    Si les chats gardent les chèvres, qui attrapera les souris ?

    Un petit chat apprend bien à pisser

    Emporter le chat
    (Quitter un lieu très discrètement)

    Lâcher queue du chat

    (Être parrain ou marraine pour la première fois)

    Donner sa langue au chat

    (ne pas deviner, demander la solution)

    Laisser aller le chat au fromage
    (Parlant d'une jeune femme, accomplir l'acte sexuel avec un homme)

    Coûter le lard du chat
    (Coûter très cher)

    Payer en chat et rat
    (payer en fausse monnaie)

    Passer sur quelque chose comme chat sur braise
    (Passer très vite sur quelque chose)

    Chat échaudé craint l’eau froide
    (redouter même l’apparence de ce qui nous a déjà nuit)

    Être comme chien et chat
    (se chamailler souvent)

    Faire une toilette de chat
    (se débarbouiller)

    La nuit tous les chats sont gris
    (de nuit, on ne peut distinguer nettement les choses et les personnes)

    Un chat retombe toujours sur ses pattes
    (se remettre facilement d’une peine ou d’un échec)

    Avoir d’autres chats à fouetter
    (avoir d’autres préoccupations plus importantes)

    Il n’y a pas un chat
    (il n’y a personne)

    Il n’y a pas de quoi fouetter un chat
    (pas de quoi en faire un drame)

    Avoir un chat dans la gorge
    (être enroué)

    De la bouillie pour les chats
    (c’est incompréhensible)

    Avoir trop de chats à courir

    (avoir trop de choses à faire en même temps)

    Les chiens ne font pas des chats

    (les enfants ressemblent aux parents)

    Appeler un chat, un chat

    (dire les choses telles qu'elles sont)

    Acheter chat en poche

    (acheter sans regarder la marchandise)

     

    03944 


     

    March 26

    Notre langue


    Notre Langue

    Notre langue naquit aux lèvres des Gaulois.
    Ses mots sont caressants, ses règles sont sévères,
    Et, faite pour chanter les gloires d'autrefois,
    Elle a puisé son souffle aux refrains des trouvères.

    Elle a le charme exquis du timbre des Latins,
    Le séduisant brio du parler des Hellènes
    Le chaud rayonnement des émaux florentins,
    Le diaphane et frais poli des porcelaines.

    Elle a les sons moelleux du luth éolien,
    Le doux babil du vent dans les blés et les seigles,
    La clarté de l'azur, l'éclair olympien,
    Les soupirs du ramier, l'envergure des aigles.

    Elle chante partout pour louer Jéhova,
    Et, dissipant la nuit où l'erreur se dérobe,
    Elle est la messagère immortelle qui va
    Porter de la lumière aux limites du globe.

    La première, elle dit le nom de l'Eternel
    Sous les bois canadiens noyés dans le mystère.
    La première, elle fit monter vers notre ciel
    Les hymnes de l'amour, l'élan de la prière.

    La première, elle fit tout à coup frissonner
    Du grand Meschacébé la forêt infinie,
    Et l'arbre du rivage a paru s'incliner
    En entendant vibrer cette langue bénie.

    Langue de feu, qui luit comme un divin flambeau,
    Elle éclaire les arts et guide la science ;
    Elle jette, en servant le vrai, le bien, le beau,
    A l'horizon du siècle une lueur immense.

    Un jour, d'âpres marins, vénérés parmi nous,
    L'apportèrent du sol des menhirs et des landes,
    Et nos mères nous ont bercés sur leurs genoux
    Aux vieux refrains dolents des ballades normandes.

    Nous avons conservé l'idiome légué
    Par ces héros quittant pour nos bois leurs falaises,
    Et, bien que par moments on le crût subjugué,
    Il est encor vainqueur sous les couleurs anglaises.

    Et nul n'osera plus désormais opprimer
    Ce langage aujourd'hui si ferme et si vivace...
    Et les persécuteurs n'ont pu le supprimer,
    Parce qu'il doit durer autant que notre race.

    Essayer d'arrêter son élan, c'est vouloir
    Empêcher les bourgeons et les roses d'éclore ;
    Tenter d'anéantir son charme et son pouvoir,
    C'est rêver d'abolir les rayons de l'aurore.

    Brille donc à jamais sous le regard de Dieu,
    O langue des anciens ! Combats et civilise,
    Et sois toujours pour nous la colonne de feu
    Qui guidait les Hébreux vers la Terre promise !

    William Chapman 

    poesie.web.net

    Fond de billet de Ghiscado 

     

    Questions d'âges Messieurs ......

     

    Blet de mon amie Jeannine   il m'a tant plu que je vous le partage (rires)

    Questions d'âges Messieurs ......

     

                                                                                                                        

              De l’âge de 10 à 15 ans             De l’âge 16 à 20 ans                   De l’âge de 21 à 30 ans 

          C’est comme le singe                 C’est comme la girafe                  C’est comme le rapace                    

     «Il vit en épluchant sa banane»       «Il mange toutes les fleurs»     «Il mange tout ce qu'il a sous la main»

     

                                   

     

           De l’âge de 31 à 40 ans                De l’âge de 41 à 50 ans                    De l’âge de 51 à 60 ans

              C’est comme l'aigle                  C’est comme le perroquet                      c’est comme le loup

       "Il attrape tout ce qui se mange"        "Il parle plus qu'il ne mange"          « Il poursuit le petit chaperon rouge  

                                                                                     mais, mange la grand-mère »

                                 Fond ecran condor 04 

              

           De l’âge de 61 à 70 ans                    De l’âge de 71 à 80 ans              De l'âge de 81ans à la mort

            C’est comme la cigale                        C’est comme le condor                   C’est comme le pigeon 

         «Il chante, chante, mais ne          «Il a des douleurs par ci et par là»          «Il fait seulement caca»

             mange rien»

         img361/7900/byeu0jhmhu7.gif    

     

    Cest supervous trouvez pas ...

     

    March 25

    Les dauphins



     

    Les dauphins



    Le rêve serait de côtoyer des dauphins,
    Dans un océan transparent,ou il n'y aurait pas de requins.
    Ces mammifères marins,au corps fuselé et au museau pointu,
    Sont malheureusement la proie de gens bourrus.

    Etre sur un bateau,le visage caressé par une brise légère,
    En buvant un diabolo qui me désaltère.
    Plonger,nager avec ces immenses cétacés,
    Les toucher,les aimer,les faire jouer et les embrasser.

    Dans cette mer émeraude, ces gentils dauphins,
    Me précédaient pour me montrer le chemin!
    Par moment,ils faisaient des pirouettes,
    Retombaient dans un éclaboussement,
    C'était vraiment époustouflant!


     

    Josyane Seither Yolle 

    wwwpoesie.web.net.fr

     Fond de billet de mon amie Ghiscado

    Merci Ghis 

     

    Qu'est-ce que le bonheur .. par les enfants



    Qu'est-ce que le bonheur ?

     

    Les enfants répondent.

     

    Les enfants répondent.

     

     

     

     

     

    Le bonheur pour moi c'est quand
    en automne les feuilles tombent,
    en hivers la neige blanche arrive,
    au printemps les bourgeons fleurissent
    et en été le soleil nous réchauffe.
    Voila pour moi c'est ça le bonheur,
    quand la vie suit son cours.

     Shaya, 11 ans, Suisse

     

     

    Le bonheur est un mystérieux sentiment ailé
    Qui transmet aux hommes des messages de Dieu
    On se sent alors devenir des anges volant
    Dans un ciel clair, dépourvu du moindre nuage.

     Karim, 13 ans, Beyrouth-LIBAN

     

     

     Le bonheur, ç'est de sentir une fleur d'amour grandir dans son coeur.

    C'est de pardonner, c'est d'envoyer de l'Amour sur soi,

    sur les autres, sur tout le monde, sur quelqu'un qui nous a blessé...

    Le Bonheur ç'est de dire "Je t'Aime"

    En fin de compte, le Bonheur, ç'est d'aimer.

    Flo, 15 ans, France

     

     

    Qu'est-ce que le bonheur
    Sinon le sourire d'une maman,
    L'innocence d'un enfant,
    La nature au printemps.

    Un geste de la main,
    un instant à saisir.
    Une éducation, une bonne famille,
    Réunie, solidaire et unie.

    Une amitié profonde et sincère
    Une présence secrète et légère,
    Quand la vie est amère.

    Le bonheur est une bouffée d'air
    Une fleur dans un pot
    Le soleil, et la mer.

    Une lettre qu'on reçoit
    Une photo qu'on revoit
    Une lumière qu'on aperçoit.

    Le bonheur n'est autre qu'un hymne à la vie
    Un chapelet qu'on égrène
    Des paroles sur des lèvres
    Des coeurs qui battent
    C'est l'espérance qui grandit
    La victoire qu'on applaudit

    Vie, je me félicite
    de faire partie
    de TON BONHEUR

     Paméla, 11 ans, Beyrouth-LIBAN

      www.eternelpresent.com

      Fond de billet de mon amie Ghiscado

    Merci Ghislaine

     

    March 24

    Le chat et l'oiseau

     

    LE CHAT ET L'OISEAU



     

     

     

     

    Un village écoute désolé
    Le chant d'un oiseau blessé
    C'est le seul oiseau du village
    Et c'est le seul chat du village
    Qui l'a à moitié dévoré
    Et l'oiseau cesse de chanter
    Le chat cesse de ronronner
    Et de se lécher le museau
    Et le village fait à l'oiseau
    De merveilleuses funérailles

     

     

     

     

     

     

    Et le chat qui est invité
    Marche derrière le petit cercueil de paille
    Où l'oiseau mort est allongé
    Porté par une petite fille
    Qui n'arrête pas de pleurer

     

     


    Si j'avais su que cela te fasse tant de peine
    Lui dit le chat
    Je l'aurais mangé tout entier
    Et puis je t'aurais raconté
    Que je l'avais vu s'envoler

    S'envoler jusqu'au bout du monde
    Là-bas c'est tellement loin
    Que jamais on n'en revient
    Tu aurais eu moins de chagrin
    Simplement de la tristesse et des regrets

    Il ne faut jamais faire les choses à moitié

    Jacques Prévert

    Fond de billet de mon amie Ghislaine

    Merci  Ghislaine



     

    Prière au Grand esprit

      

     

     

     

    son valeureux guerrier s'en est allé au loin
    vers toi grand esprit elle tends les mains
    pour t'implorer ,de protéger l'étre aimé
    contre tous les dangers qu'il va rencontrer
    elle de son coté, elle va attendre son retour
    dans l'inquietude, jusqu'au jour
    ou ce dernier au campement va revenir
    alors son coeur aura cessé de souffrir
    contre lui de nouveau elle pourra se coller
    dans ses bras il va tendrement l'enlacer
    et déposer sur ses lèvres un long baiser........

      Fond de billet de mon amie Ghislaine

    Merci Ghislaine

    www.louveseule.centerblog.net

    March 23

    Les chats disparaissent à Nousière

    Dissay
    Les chats disparaissent à " Nousière "
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    Actes de malveillance ou simplement bêtise humaine la question reste posée à « Nousière », village de Dissay.
    « Perle »une jeune chatte de deux ans appartenant à Martine vient de se faire piéger pour la deuxième fois. « Elle est revenue hier avec un morceau de collet autour du cou, explique Martine. De plus, elle avait la patte arrière gauche très endommagée, il a fallu que le vétérinaire la recouse et le pronostic vital de Perle est engagé. »
    Le jeune animal piégé deux fois s'en tire beaucoup mieux que ses prédécesseurs qui eux ne sont jamais revenus. « En deux ans, huit chats ont disparu », poursuit Martine. Le vétérinaire est formel dans son rapport : « L'animal présente de multiples plaies cutanées et buccales liées à la capture dans un collet artisanal. »
    Visiblement, les collets récupérés dans la fourrure du cou de Perle ont été coupés à la pince, ils sont fabriqués de fil de fers assez rigides impossibles à casser pour un chat.
    On peut imaginer que Perle n'étant pas totalement étranglée par le piège, celui qui a relevé les collets a coupé le fil de fer et que l'animal s'est vite enfui. « Ça n'a pas dû être le cas pour les autres chats », dit Martine.
    Selon la loi, le piégeage par collet n'est autorisé que pour les renards et sous certaines conditions avec des pièges homologués qui ne doivent pas tuer l'animal. Le piégeur doit être agréé par la préfecture et on doit publier les jours de piégeage. Le collet, qui n'est en fait qu'un simple nœud coulant muni d'un arrêtoir, doit mesurer au moins 20 cm de diamètre et être placé à 20 cm de hauteur. Enfin, la pose de ce genre de piège pour les lapins en particulier est absolument interdite. A Dissay, des battues aux lapins sont régulièrement organisées et autour du stade en particulier, on utilise le furetage.
    En attendant, Martine souhaite que celui qui fait ça réfléchisse à deux fois quand il va de nouveau installer ses pièges, aucune plainte n'a été déposée, ce qui ne veut pas dire qu'une enquête discrète ne sera pas effectuée.

    Correspondant NR : Alain Licoine,
    tél.06.24.28.64.70.
    Courriel : alain.licoine@ wanadoo.frMessage de mon amie Michelle: www.berry-aspas.spaces.live.com

     

    Version :  Actuelle par AMIS DES ANIMAUX - 22 mar

    March 22

    Pour vous tous

     

     

                          

     

                                                         

     

                                    

     

    Saint-Amans-Soult ne crie ps encore au loup

    Saint-Amans-Soult. Le maire de la commune, Daniel Vialelle, réagit à la présence du loup sur la commune.

    Saint-Amans-Soult ne crie pas encore au loup

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    DDM

    Saint-Amans-Soult ne crie pas encore au loup. Et heureusement. Suite à la découverte de quatre carcasses de chevreuils dans le secteur, la présence quasi avérée de la bête dans la Montagne Noire n'affole pas la commune. « Il ne faut pas donner à cet événement plus d'importance que cela », prévient Daniel Vialelle, maire de Saint-Amans-Soult. « On n'en est pas encore aux hordes de loups sauvages du Moyen âge », plaisante-t-il. «Ceci étant, ce n'est pas une surprise d'en voir par ici, sachant qu'il y en a déjà qui ont été repérés dans le Cantal, en Aveyron ou en Lozère», poursuit-il.

    « Sa présence est une bonne chose au niveau de la biodiversité et sur ce principe j'y suis donc plutôt favorable », explique-t-il. « Mais il ne faut pas oublier non plus que cet animal est potentiellement un danger, même s'il semble plutôt craintif et s'éloigne à l'approche des humains. Au demeurant, la Montagne Noire est un secteur extrêmement vaste. Les loups sont des animaux qui bougent énormément et qui peuvent faire 50 km par jour. Il faut rester vigilant mais ne pas s'affoler pour autant », assure-t-il.

    Comme il l'explique, la commune de Saint-Amans-Soult est située sur le versant nord. « Il n'y a là que des bois avec suffisamment de gibier pour le rassasier. Pas de moutons, pas de ferme ou d'habitations susceptibles de l'attirer. »

    présent depuis plusieurs mois?

    Si l'ensemble de la population a appris la nouvelle ce jeudi, il se pourrait que le loup soit dans les parages depuis plusieurs mois. Les chasseurs avaient pour mot d'ordre de ne pas en parler tant que rien n'était sûr. Christian Roques, président de la société de chasse, explique « avoir remarqué des problèmes depuis pas mal de temps. Au début de la saison de chasse, vers septembre-octobre, il y avait très peu de chevreuils, beaucoup moins que d'habitude. La situation est petit à petit revenue à la normale. Je pense que l'animal était présent avant la période de chasse. L'arrivée des chasseurs aux sangliers et des meutes de chiens l'ont sûrement éloigné. Et depuis que la chasse est finie, quatre carcasses de chevreuils ont été trouvées près des pistes », raconte-t-il. Et Christian Roques d'ajouter : « Et il y en a sûrement que l'on n'a pas trouvées. »


    Traque du loup : la chronologie des faits

    Forêt de Triby. Nous sommes le 5 février. La première carcasse de chevreuil est découverte par des chasseurs. Dès le lendemain, un agent technique de l'environnement se rend sur place, constate les morsures. L'hypothèse de braconnage est alors écartée. Mais celle d'un gros chien est toujours d'actualité. Des faits similaires s'étant produit l'année précédente.

    Hypothèse de courte durée : le 7 février une nouvelle carcasse est trouvée sur la commune de Saint-Amans-Soult, à 2,5 km du premier. Les indices relevés par le correspondant départemental du réseau Lynx-loup de l'ONCFS écartent a priori une attaque de chien : animal pris par le larynx, des trous de plus de 3 mm de diamètre, des empreintes de pas de 10 cm sur 8 cm similaires au loup.

    Le week-end du 9 et 10 février, une équipe de 5 agents parcours le secteur. Elle découvre notamment un excrément, à environ 800 mètres du dernier lieu de prédation.

    Un mois après les premières découvertes, Claude Roques, piégeur et garde-chasse à Saint-Amans-soult, découvre une troisième prédation sur la commune d'Albine.

    Enfin, le 16 mars, à nouveau sur Saint-Amans-Soult, une quatrième carcasse est trouvée. Pour l'agence technique de l'environnement venu sur les lieux le 17 mars, tous les indices concordent pour attribuer cette nouvelle prédation à un loup.


    1886 : le dernier loup tué dans le Tarn

    Alain Levy, ancien directeur de la Bibliothèque et des Archives de Castres, rappelle que « dans le Tarn comme partout, le loup a inspiré de la terreur, cause d'ailleurs de sa disparition. Si quand il a faim et qu'il ne trouve plus sa nourriture sur son territoire, il s'attaque aux animaux d'élevage. Il ne s'en prend presque jamais aux êtres humains, sauf quand il est enragé. Jusqu'à la découverte du vaccin par Pasteur, les textes mentionnent au fil du temps des cas dramatiques de personnes mordues par un loup enragé et qui en ont perdu la vie. Pierre Borel au XVIIe siècle cite le cas de deux agriculteurs habitant près de la Chartreuse de Saïx. En 1812, le Préfet du Tarn signale le décès d'une femme morte également de la rage dans les mêmes circonstances».

    Concernant la chasse aux loups, il évoque « la louveterie, organisée dès 1520, sous François 1er et à partir du Premier Empire pour procéder à la destruction des loups. De 1804 à 1900, le nombre de lieutenants de louveterie tarnais a été de 33, en général ce sont de grands propriétaires, proches politiquement du régime alors en place. Ils sont plus nombreux à proximité des zones boisées (La Grésigne, Monts de Lacaune et Montagne noire) où se rencontrent les loups. De la Révolution au milieu du XIXe siècle le Tarn semble avoir compté un nombre relativement important de ces animaux, suivant les années plusieurs dizaines sont tuées soit à l'occasion de battues, soit par des particuliers qui touchent alors une prime, demeurée tardivement faible ».

    Alain Levy enchaîne : « Cependant, après 1850 les loups disparaissent peu à peu. Encore dans les années 1880, par grands froids, des agriculteurs déclarent en avoir vu ou entendu hurler. Le dernier loup tué dans le département l'a été en 1886. Mais au cours de l'hiver particulièrement rigoureux de 1956, une meute aurait été aperçue près de Montredon-Labessonnié, certainement de passage »

    Publié le 22 mars 2008 à 09h51 | Auteur : J.-B. M.

    SOURCE

     Message de mon amie Michelle: www.berry-aspas.spaces.live.com

    Version :  Actuelle par AMIS DES ANIMAUX - 3:40
       

    Un aile de Bonelli retrouvé mort

    Un aigle de Bonelli, espèce protégée, retrouvé mort: plainte de l'Etat

     

    L'Etat a porté plainte contre X pour "destruction d'espèce protégée" après la découverte début mars d'un aigle de Bonelli, une espèce protégée, mort sur la commune de Notre-Dame-de-Londres (Hérault), a annoncé vendredi la Direction régionale de l'environnement (Diren).

    L'oiseau est mort électrocuté. Toutefois, une autopsie de l'aigle a révélé la présence de 38 plombs dont quatre de gros calibre.


    L'aigle de Bonelli est une espèce protégée, très rare en France où l'on ne compte plus que 26 couples, a expliqué la Diren dans un communiqué.

    L'oiseau retrouvé mort était le mâle d'un des quatre couples reproducteurs de l'Hérault, selon la Diren. En pleine période de couvaison, la femelle n'étant pas en mesure, toute seule, de couver ses oeufs et de s'alimenter simultanément, la réussite de la reproduction de ce couple a été compromise, explique la Diren.

    La disparition de cet aigle va conduire à la perte d'un oiseau adulte par an. 40% des couples reproducteurs de l'Hérault ont disparu depuis 3 ans, selon la Diren qui déplore que tous les efforts destinés à restaurer la présence de l'espèce dans la région soient compromis.
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    Version :  Actuelle par AMIS DES ANIMAUX - 3:12

    Un bébé boobo arraché aux mains des Fdlr

    UN BEBE BONOBO ARRACHE AUX MAINS DES FDLR
     
    Kinshasa, 20/03/2008 /
     
    Politique Un bébé bonobo qu’un commissionnaire des Fdlr s’apprêtait à vendre a été récupéré par les éléments de la Police nationale congolaise dans le territoire d’Uvira dans la province du Sud-Kivu. La nouvelle a été annoncée mercredi par radio Okapi captée dans la capitale.
     
    Selon la source, le trafiquant voulait vendre cette jeune bête à 1.000$ US à un étranger dans les moyens plateaux de Lemera à Uvira ». Quoique la source n’ait pas révélé l’identité complète de ce client, elle abonde cependant dans d’autres détails intéressants qui donnent de l’espoir quant à la survie de ce bonobo. L’on apprend ainsi que l’animal a été remis à la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) à Uvira qui l’a à son tour confié « aux vétérinaires de Lwiro à Bukavu ».

    Ici, le primate a effectivement plus de chance de survivre malgré l’état dans lequel il est arrivé en ces lieux. Le bébé bonobo était « très affaibli », renseigne la source qui indique aussi que cette acquisition n’est pas la première parvenue dans cet orphelinat dans des conditions similaires. « C’est le troisième bébé que la Monuc a remis en moins d’une année à l’orphelinat de l’Inera à Bukavu », dit la source avant de répercuter la voix d’un activiste de la protection des animaux.

    Franck Chantereau, le président d’une Ong nationale dénommée « Jeunes animaux confisqués au Katanga », a dénoncé le trafic de ces espèces rares qui s’observe qui prend de l’ampleur dans les territoires de Fizi et d’Uvira au Sud-Kivu ou les éléments des Fdlr viennent de découvrir et de développer cet autre trafic en plus de celui des minerais.

    Ces animaux, dit-il « deviennent de plus en plus rares et très convoités à l’extérieur par des riches collectionneurs ou des laboratoires ». Et la demande est de plus en plus orientée vers la République démocratique du Congo pour des raisons qui sont faciles à deviner. Franck Chanterau affirme que « pour notre cas (...), il y a une demande importante concernant les chimpanzés, les gorilles et les bonobo ».

    La présence de ces espèces et l’insécurité en République démocratique du Congo rendent naturellement l’offre de plus en plus consistante et même certaine face à cette demande exprimée. Et la barbarie est d’autant plus dévastatrice que pour capturer un jeune animal, il faut au préalable en abattre plusieurs adultes.

    P.M.L/L'Avenir
    SOURCE

     Message de mon amie Michelle : www.berry-aspas.spaces.live.com

    Version :  Actuelle par AMIS DES ANIMAUX - 21 mar

    March 21

    A l'enseigne de Pâques

     À l'enseigne de Pâque

     

    À l'enseigne de Pâque
    et de l'Agneau Vainqueur,
    la table est mise pour chacun,
    le feu réchauffe les convives :
    tout est donné,
    à l'enseigne de Pâque
    et du vrai pain rompu.

     

    À l'enseigne de Pâque
    et du soleil couchant,
    le livre s'ouvre tel un fruit,
    la nuit est pleine de lumières :
    tout est clarté,
    à l'enseigne de Pâque
    et de la mort vaincue.

     

    À l'enseigne de Pâque
    et de l'amour offert,
    l'auberge accueille les pécheurs,
    le cœur échappe à la tristesse :
    tout est sauvé,
    à l'enseigne de Pâque
    et de la joie rendue.

     

    À l'enseigne de Pâque
    et du nouveau jardin,
    les pauvres mangent sans argent,
    la foule est prête pour les noces :
    tout est beauté,
    à l'enseigne de Pâque
    et du matin de Dieu.

    François-Xavier Dumortier, s.j.
    Provincial de France

     

     

                                                      Cadre de mon amie Ghislaine

                                                             Merci Ghislaine                                    

    Dieu est musique

     

     
     

     

     

    Dieu est musique

    Je n'ai pas voulu créer la musique, dit Dieu,
         je vous ai laissé le soin de l'inventer
         
    pour votre joie et pour ma gloire,
         
    afin que vous ajoutiez vous-mêmes
         à la beauté du monde que je vous donne.

    J'ai fait toute chose dans l'univers,
         et j'ai fait aussi le bruit particulier de chaque chose.
    J'ai fait la lune et le soleil
         et leur muet dialogue au long des nuits et des jours.
    J'ai fait les étoiles fidèles
         et leur langage sans parole.
    J'ai fait la terre, solide et sûre,
         et le silence des sommets et celui des vallées.
    J'ai fait les océans pleins de mystères
          et leur mugissement innombrable.
    J'ai fait les sources, les ruisseaux, les rivières
              et les grands fleuves,
         leur murmure et leur grondement.
    J'ai fait la pluie si bienfaisante
         et son clapotis sur les étangs, sur les feuilles
               et sur les toits.
    J'ai fait les vents qui aiment jouer
         avec les champs de blé, avec les arbres des forêts.
    J'ai fait le tonnerre, le terrifiant tonnerre,
         et son immense roulement à travers les nuages.
    J'ai fait les animaux, chacun avec sa voix,
         pour qu'ils disent le désir et la plainte,
         le bonheur d'exister et la peur de la mort.

    J'ai fait tous les oiseaux
         et je leur ai donné la grâce de chanter.
    J'ai fait les Anges aussi
         qui remplissent mon ciel de leur immense louange.

    Et puis je vous ai faits,
         homme et femme je vous ai faits,
         avec votre oreille et votre voix,
         - une voix plus haute, une voix plus basse
          qui peuvent l'une à l'autre s'accorder -
          pour que tendant l'oreille
         au rythme de votre souffle, aux battements de
               votre sang
          et à tout être bruissant dans ce monde,
          vous entendiez que tout est son
          et soyez capables d'en jouir et d'en jouer.

    Je vous ai faits ainsi
         pour que vous fassiez de toute chose musique
          et que vous-mêmes deveniez musique,
          à l'image de ce que je suis.

    François-Xavier Dumortier, s.j.
    Provincial de France
     

     

     

                   
     
                                                          Cadre de mon amie Ghislaine
                                                                   Merci Ghislaine